2026 Diether Lambrechts

Fundamental Medical Research

Full Professor Faculty of Medecine KULeuven
Head of The Laboratory of Translational Genetics (VIB-KU Leuven)
Member of LISCO – KU Leuven Instutute for Single Cell omics
Member of LKI – KU Leuven Cancer Institute

Parcours – Recherche – Rapport du jury

 

Son parcours

Diether Lambrechts est né en 1976 à Hasselt et est l’aîné d’une famille de deux enfants. Il grandit à Diepenbeek, à proximité du campus de l’Université de Hasselt, où il entre en contact dès son plus jeune âge avec la recherche scientifique grâce à son père, qui travaille à l’époque à l’Institut Dr. Willems. Avant même de commencer ses études secondaires, Diether sait qu’il deviendra chercheur plus tard. Il étudie le latin et les mathématiques au collège de Genk, puis entreprend des études de bio-ingénieur à la KU Leuven. En deuxième année de master, il effectue d’abord un stage de trois mois chez Bayer AG à Monnheim, en Allemagne, puis part en programme Erasmus à l’Université de Göttingen. Durant sa dernière année, il réalise un mémoire de master consacré à la maladie d’Alzheimer dans le laboratoire du Professeur Fred Van Leuven, sur le campus Gasthuisberg à Louvain.

Attiré par la recherche biomédicale sur le campus Gasthuisberg, Diether commence en 1999, grâce à une bourse de l’IWT, son doctorat à la KU Leuven sous la direction du Professeur Peter Carmeliet. Ce choix est audacieux car, au ‘Center for Molecular and Vascular Biology’, dirigé à l’époque par le Professeur Desiré Collen, le laboratoire de son promoteur est réputé internationalement. Diether a l’occasion de contribuer à plusieurs réussites et y découvre la passion et l’audace nécessaires pour mener une recherche de pointe. C’est également dans ce laboratoire qu’il rencontre sa compagne actuelle. En 2003, Diether obtient son doctorat. Il identifie un polymorphisme génétique dans un facteur de croissance, le « VEGF », que l’on pensait spécifique à la croissance des vaisseaux sanguins. Diether démontre toutefois que ce facteur de croissance est également important pour les cellules nerveuses et qu’un déficit de ce facteur, causé par le polymorphisme, augmente le risque de paralysie musculaire.

Après son doctorat, Diether décide, avec le soutien du Fonds de la Recherche Scientifique (FWO), de poursuivre ses recherches comme chercheur postdoctoral dans le même laboratoire. Il souhaite en effet démontrer que l’administration de ce facteur de croissance a un effet ralentissant sur la maladie. Une fois cette démonstration faite, Diether décide d’effectuer un second postdoctorat au Wellcome Trust Center for Human Genetics de l’Université d’Oxford. Il y entre en contact avec les dernières techniques de recherche génétique sur les maladies humaines. En 2008, Diether reçoit une offre de Louvain pour devenir « Junior Group Leader » au sein du Vlaams Instituut voor Biotechnologie (VIB) et professeur assistant à la KU Leuven. Il n’hésite pas une seconde et fonde le Laboratoire de Génétique Translationnelle, rattaché au Département de Génétique Humaine de la KU Leuven. Il se concentre sur les technologies génétiques innovantes et les analyses computationnelles associées, et tente de développer de nouveaux biomarqueurs génétiques en collaborant avec des oncologues de Louvain. L’équipe de recherche de Diether se développe rapidement pour devenir une plateforme centrale de recherche translationnelle en oncologie en Belgique et au-delà. Il réussit à attirer de nombreux doctorants, et son laboratoire devient également une destination prisée pour les cliniciens souhaitant combiner leur formation en oncologie médicale, gynécologie oncologique ou pneumo-oncologie avec un doctorat.

Depuis 2015, Diether Lambrechts est également directeur du VIB Center for Cancer Biology à Louvain. Afin d’exercer cette fonction de direction avec succès tout en la combinant avec ses recherches, il partage ce poste avec son estimé collègue, le Professeur Jean-Christophe Marine. Ensemble, ils transforment le centre de biologie du cancer en l’un des centres de recherche les plus renommés au monde. Au sein du centre, plusieurs autres chercheurs en cancérologie de très haut niveau sont actifs, tels que la Professeure Sarah-Maria Fendt, le Professeur Massimiliano Mazzone et la Professeure Colinda Scheele.

Diether Lambrechts est membre de nombreux organes consultatifs et commissions, notamment le Comité Scientifique de la Fondation contre le Cancer, le panel ERC Advanced Grant, la Fondation Roi Baudouin, l’Association Belge pour la Recherche sur le Cancer (BACR), etc. Diether Lambrechts vit en couple et a deux enfants.

Sa recherche

 

Diether Lambrechts et son équipe se concentrent sur des questions importantes en oncologie. Ils abordent ces questions en utilisant les technologies de séquençage et les méthodes computationnelles les plus récentes, s’efforçant de traduire des données à l’échelle du génome en connaissances applicables en clinique. Les recherches de Diether sont caractérisées par la mise en œuvre des principes de la team science : une approche structurée et partagée, où non seulement les données et les technologies sont échangées, mais où la prise de décision collective, l’expertise complémentaire et la communication transparente, sont centrales. Dans cette optique, il collabore étroitement avec des oncologues. Ensemble, ils définissent une question de recherche dans un créneau clinique, puis mettent en place une étude dans laquelle des échantillons de sang et de tumeur sont collectés de manière ciblée. Le laboratoire de Diether applique ensuite les technologies les plus récentes et les analyses bio-informatiques. La plupart des collaborations de Diether se font avec des oncologues du Centre hospitalier universitaire (UZ) de Louvain, ainsi que d’autres hôpitaux universitaires belges. Diether dispose également d’un vaste réseau international composé de cliniciens et de chercheurs issus d’hôpitaux de renommée mondiale, tels que l’Institut néerlandais du cancer, l’Institut Curie, Vall d’Hebron, etc.

Au fil du temps, le laboratoire de Diether Lambrechts a développé un intérêt particulier pour l’étude des cicatrices génomiques dans l’ADN des tumeurs. En 2012, son laboratoire a été parmi les premiers à réaliser le séquençage du génome entier de tumeurs et à construire un pipeline computationnel pour traiter ces données à grande échelle. En appliquant cette technologie à des génomes entiers de tumeurs microsatellites instables, il a mis en évidence une cicatrice induite par des mutations récurrentes. Ces mutations ont été brevetées et exclusivement licenciées à Biocartis (Malines, Belgique). Après une collaboration intensive avec Biocartis, un test à 7 marqueurs, entièrement compatible avec la plateforme Idylla, a été lancé en 2018 pour détecter l’instabilité des microsatellites (MSI). Idylla™ MSI est actuellement le seul test MSI disposant d’une approbation IVDR en Europe. Aux États-Unis, Idylla™ MSI a obtenu l’approbation de la FDA en 2023, et depuis septembre 2025, il peut également être utilisé comme diagnostic compagnon pour l’immunothérapie par inhibiteurs de points de contrôle dans le cancer colorectal métastatique (CCR). Ce résultat est remarquable, car moins de 50 tests de génétique moléculaire ont obtenu ce statut à ce jour.

Un autre exemple important de l’impact de Diether est son travail sur la déficience en recombination homologue (HRD). En 2022, Diether a dirigé, en collaboration avec le laboratoire d’Oncologie Gynécologique (KU Leuven), une initiative européenne visant à développer un nouveau test diagnostique identifiant la HRD dans 50 % des cancers de l’ovaire avancés. Lorsque les tumeurs présentant un statut HRD positif sont traitées par inhibiteurs de PARP, cela prolonge considérablement la survie des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire. Le test HRD standard est coûteux, a un taux d’erreur élevé et doit être centralisé, ce qui nécessite l’envoi des tissus aux États-Unis. Le test universitaire  mis au point par Diether est quant à lui,  au moins cinq fois plus abordable, présente une efficacité comparable et un taux d’erreur nettement inférieur. Initialement, l’Institut national belge d’assurance maladie-invalidité refusait de rembourser les inhibiteurs de PARP car le test de Myriad était trop cher. Cependant, en 2024, le test a été accrédité par les autorités belges pour le diagnostic de routine, ce qui a conduit à l’approbation de son remboursement en Belgique. Aujourd’hui, la plupart des hôpitaux belges envoient leurs échantillons à l’UZ Leuven, où le laboratoire de Diether — en raison de la complexité du test — est responsable de l’analyse computationnelle et de la détermination du statut HRD des échantillons.

Plus récemment, le laboratoire de Diether a développé un intérêt particulier pour l’immunologie tumorale, notamment pour l’analyse du microenvironnement tumoral (TME) à l’aide de technologies unicellulaires. Le laboratoire a été parmi les premiers à caractériser les tumeurs pulmonaires et à comparer les cellules stromales dans les tissus tumoraux et sains dans différents cancers. Ensuite, le laboratoire a tenté de cartographier les changements du TME au cours de l’immunothérapie par inhibiteurs de points de contrôle. En réalisant des profils unicellulaires sur des tumeurs échantillonnées séquentiellement dans le cadre d’études cliniques, ils ont pu identifier les cellules T réactives aux tumeurs responsables de la réponse précoce à l’immunothérapie, ainsi que les populations de cellules immunitaires qui inhibent cette réactivité. Les ensembles de données unicellulaires sont devenus des références importantes dans la recherche sur le cancer dans le monde entier. Ces données sont extrêmement populaires, avec plus de 25 000 téléchargements uniques provenant de plus de 1 500 instituts de recherche différents dans le monde, en seulement cinq ans. Cela illustre l’immense impact international des données et des recherches du laboratoire de Diether.

Grâce à ses travaux sur les cellules uniques, il a été possible de caractériser un vaste ensemble de données de séquences de récepteurs de cellules T (TCR) provenant de cellules T réactives aux tumeurs. Le laboratoire est désormais capable, par séquençage des TCR, d’identifier quelles cellules T sont recrutées dans les tumeurs à partir des ganglions lymphatiques drainants la tumeur pendant l’immunothérapie par inhibiteurs de points de contrôle. Parallèlement, le laboratoire a développé une plateforme unique de criblage d’antigènes qui lui permet d’identifier rapidement les antigènes de ces TCR et de cartographier le paysage antigénique tumoral. Ce dernier point offre un potentiel considérable pour le traitement des patients atteints de cancer, notamment pour le développement de vaccins anticancéreux personnalisés. En collaboration avec les Hôpitaux Universitaires de Louvain et de Gand, Diether mène actuellement un essai clinique dans lequel, sur la base du séquençage des TCR et du criblage des antigènes tumoraux, un vaccin à base d’ARNm codant pour les antigènes reconnus par des TCR réactifs aux tumeurs est administré à des patients atteints d’un cancer avancé du foie.

Rapport du jury (24 avril 2026)

The 2026 Francqui-Collen Prize in Medical Sciences is awarded to Prof. Diether Lambrechts, for his groundbreaking research demonstrating that a lack of oxygen to cancers caused by poor blood supply alters the way cancers behave by modifying the genetic code.  In addition, he has developed tests that help doctors decide which patients are likely to respond to specific cancer drugs.  His work has had an actual impact on cancer outcomes for patients.

Diether Lambrechts obtained his PhD from the KU Leuven in 2003, supervised by his promotor Prof. P. Carmeliet. After a post-doctoral period at KU Leuven he joined the Wellcome Trust Center at the University of Oxford, UK for one year. He was appointed Assistant Professor at KU Leuven in 2009, promoted to Associate Professor in 2012 and Professor at the same Institute in 2015.

He has received multiple awards and honors for his work including:

  • Prize Karel-Lodewijk Verleysen for Human Medicine 2003.
  • Galenus Prize for pharmacology and fundamental research 2004.
  • Prize “Rimaux-Bartier” 2006 to support research for treating incurable diseases, FWO, Belgium.
  • AstraZeneca Award for Translational Research 2012.
  • ERC Consolidator Grant awarded in 2014 for the project entitled ‘Cellular Hypoxia Alters DNA Methylation through Loss of Epigenome OxidatioN’ (CHAMELEON).
  • Belgian Cancer Research Award 2017 awarded by the Stichting Tegen Kanker for the project entitled ‘A Nanopore Long-read Sequencing-based Approach to more Accurately Detect Predictive Biomarkers for Cancer Immunotherapy’.
  • Agilent Thought Leadership Award 2018 (321k USD) to support a project entitled ‘Discovering Biomarkers of Response to Cancer Immunotherapy: One Cell at a Time’.
  • Awarded by Clarivate as a most-highly cited scientist 2018.
  • ERC Proof Of Concept Grant awarded in 2020 for the project entitled ‘Circulating tumor DNA as an epigenetic biomarker for tumor behavior’ (INITIATOR).
  • ERC Advanced Grant awarded in 2022 for the project entitled ‘EXPANDing Immune Cells and their Tumor antigens during checkpoint immunotherapy’ (EXPAND IT).
  • 2023-2025, Kuang-piu Chair Professor, Zhejiang University, China
  • Belgian Translational & Clinical Cancer Research Award 2025 awarded by the Stichting Tegen Kanker for the project entitled ‘Development and clinical validation of a personalized mRNA-based cancer vaccine for patients with hepatocellular carcinoma’

Diether Lambrechts has been extremely productive and successful in all stages of his academic career, having published a total of 561 PubMed-listed publications. His work is characterized by both basic mechanistic insights into oncogenesis and translational applications in the clinic.

A discovery that stands out is his 2016 publication showing that hypoxia increases tumor DNA hypermethylation through reduced activity of the TET enzyme. This was a major discovery, as it showed how the Tumor MicroEnvironment (TME) can shape the epigenetic landscape of the tumor. Equally impressive is his work on developing diagnostics for microsatellite instable (MSI-H) tumors. A test he developed is now FDA approved and commercialized as a test for eligibility for immunotherapy. His laboratory also developed a diagnostic test for Homologous Recombination Deficiency (HRD) in cancer. This is clinically relevant, as HRD tumors are known to respond well to a group of drugs known as PARP inhibitors. Third, he has been at the forefront of single cell sequencing of the TME, in which work he demonstrated that the TME changes under immunotherapy selection.

For these reasons, the jury has selected Diether Lambrechts for the 2026 Francqui-Collen award in Medical Sciences.

 

Membres du jury international

Professor René BERNARDS (Président)

Emeritus Professor of molecular carcinogenesis at Utrecht University

Senior staff scientist at division of molecular carcinogenesis at the Netherlands Cancer Institute.

          

et

Professor Leila Akkari

Professor of cancer-immune interaction at Leiden University

Group Leader at the Netherlands Cancer Institute, Oncode Investigator

Expert in Immuno-oncology, murine models of cancer, tumor microenvironment.

Winner of the 2025 Ammodo Award.

Professor David Andersson

Professor of Neuroscience

Wolfson SPaRC, Institute of Psychiatry, Psychology and Neuroscience

King’s College London

Professor Boudewijn Burgering

Professor at University Medical Center Utrecht

Department Molecular Cancer Research Center for Molecular Medicine

Professor Crisanto Guttierez

Professor at Spanish National Research Council
Centro de Biología Molecular Severo Ochoa

Expert in Genome Dynamics and Function

Professor Guido Kroemer

Professor of the Faculty of Medicine at Paris Descartes University.

Director of the INSERM and the Metabolomics and cell biology platforms of Gustave Roussy

Professor Axel Loewe

Head of Computational Cardiac Modeling

Institute of Biomedical Engineering

Karlsruhe Institute of Technology

Professor Phil Quirke

Professor of Pathology at University of Leeds

Leader of the Leeds Institute of Medical Research Division of Pathology and Data Analytics and the Pathology Colorectal Cancer Group

Academic Training Programme Director for West Yorkshire

Honorary Consultant Pathologist at the Leeds Teaching Hospitals NHS Trust

Professor Neeltje Steeghs

Professor of medical oncology at University Medical Center Utrecht

Medical oncologist and clinical pharmacologist at Netherlands Cancer Institute – Antoni van Leeuwenhoek

Expert in Early Clinical Drug Development in Oncology

Professor Laura van’t Veer

Professor of Laboratory Medicine

Leader of the UCSF Helen Diller Family Comprehensive Cancer Center Breast Oncology Program

Group leader molecular pathology for the Department of Pathology and Division of Experimental Therapy of The Netherlands Cancer Institute.

Leader of the Breast Oncology Program

Associate Director Applied Genomics at the HDFCCC

Professor Lynda Wyld

Professor of Surgical Oncology at University of Sheffield
School of medicine and Population Health

President-Elect of the Association of Breast Surgeons

President of the European Breast Examination Board

 

Discours du Président Herman Van Rompuy

(Le 2 juin 2026 – Palais des Académies – Bruxelles)

 

We komen elk jaar samen op dit feest van de wetenschap. De jongste jaren is het telkens in een andere context op wereldvlak. Elke dag worden wij wakker met de vraag welk nieuw onweer vandaag op ons afkomt. Daarom is het zo belangrijk dat we hier samen zijn, bovendien in de zeer gewaardeerde aanwezigheid van Z.M. De Koning, om hulde te brengen aan twee onderzoekers die de mensheid en de mensen vooruit willen helpen, die de gezondheid en het welzijn van velen voor ogen hebben, die hun kennis ten dienste stellen van het goede. Hoe mooi klinkt dat eenvoudig woord van goedheid in een wereld die te vaak het boze laat zien.  De Francqui Stichting staat nu bijna honderd jaar ten dienste van dat doel. Meer dan ooit willen wij die taak verderzetten.

Zoals u weet is het een internationale jury die de Francqui-Collen prijswinnaars voorstelt aan de Stichting. Ze zijn de waarborg voor onafhankelijkheid en deskundigheid.

Dit jaar zijn de laureaten Prof. Diether Lambrechts (KUL) en Prof. Patrice Cani (UCL) voor resp, de medische en de biologische wetenschappen. Beiden legden een bijzonder parcours af: de eerste studeerde voor bio-ingenieur, de tweede behaalde eerst het diploma in de diëtetiek. Beiden koppelden hun onderzoeksresultaten aan praktische toepassingen en aan het oprichten van eigen start-ups. Hierbij volgen zij het voorbeeld van Prof. Désiré Collen, naar wie deze prijs ook genoemd is.

C’est précisément ce dont nous avons tant besoin en Europe : cette alliance entre inventivité et innovation, la concrétisation de la recherche dans la réalité économique et sociale.

Voor zowel darm- als eierstokkanker ontdekten Prof. Lambrechts en zijn team twee specifieke biomerkers, meetbare indicatoren die iets vertellen over het onderliggend ziekteproces in de kanker. Aan de hand van deze indicatoren kunnen artsen een heel duidelijk ‘ja’ of ‘nee’ antwoord krijgen op de vraag of de patiënt baat heeft bij een specifieke behandeling, zoals immunotherapie.Dank zij prof. Lambrechts zijn we voor specifieke analyses inzake kanker niet meer afhankelijk van andere globale actoren en kan men vandaag hiervoor in België blijven, wat dus een pak goedkoper en toegankelijker is. Prof. Lambrechts zegt terecht:  “Er zijn in de wetenschap miljoenen biomerkers beschreven, maar er zijn heel weinig onderzoekers die erin slagen om mede hierdoor effectief een verandering te brengen voor iemand die vandaag of morgen de diagnose kanker krijgt. Dat is waar wij het voor doen”.  Het is meer dan een ontdekking. Het is een weldaad.

Le professeur Patrice Cani n’en est pas moins passionné et ambitieux, mais il commence modestement en déclarant : « À l’époque, je ne me suis vraiment pas réveillé en me disant : « Aujourd’hui, je vais travailler sur cette bactérie en particulier. » » C’est ce que l’on appelle la sérendipité, un phénomène bien connu dans le monde scientifique, mais aussi dans la littérature et la poésie. On trouve ce que l’on ne cherchait pas. Mais celui qui cherche avec acharnement rencontre plus vite le hasard. Le professeur Cani a constaté un lien entre l’absence de cette bactérie et des maladies telles que le diabète et l’obésité. L’administration de cette bactérie à ces patients a renforcé à la fois la fonction de barrière de l’intestin et le système immunitaire. Le professeur Cani ajoute : « C’est pourquoi nous avons créé en 2016 une spin-off universitaire, car nous voulions toucher un public aussi large que possible. Ainsi, cette découverte est effectivement passée du laboratoire à l’homme, et la bactérie est désormais disponible dans le commerce à l’échelle mondiale. » Notre lauréat fait partie du top 1 % des scientifiques les plus cités au monde. Vous voyez où la sérendipité peut mener !

En lisant tout cela dans le rapport du jury et ailleurs, je me suis dit qu’ils avaient tous deux leur place dans l’illustre galerie des lauréats du prix Francqui-Collen. Je me souviens de la célèbre phrase prononcée il y a plusieurs siècles, lorsqu’un grand écrivain français ne fut pas admis à l’Académie. « Rien ne manquait à sa gloire ; il manquait à la nôtre. » Cette phrase aurait pu s’appliquer à notre Fondation : si vous n’aviez pas été lauréats, vous nous auriez manqué.

Une autre présence qui nous manque au sein de la Fondation est celle du comte Étienne Davignon, avec ses solutions brillantes même pour des petits problèmes, sa sagesse, sa gentillesse et sa loyauté. Il était toujours membre de notre comité financier à ma demande expresse, après avoir siégé au Conseil d’administration de la Fondation pendant des décennies.

In de vaak onmenselijke wereld die ons omringt worden wij nog gevoeliger voor menselijkheid. De strijd tegen ziektes is een uitdrukking hiervan. Het is een zaak van goede wil maar ook van competentie en excellentie, van organisatie en moed. Onze laureaten verdienen nog vele navolgers in het Noorden en in het Zuiden van het land.

Wij hebben in Europa een uniek model tot stand gebracht van voorspoed voor allen, niet alleen voor de happy few of voor oligarchen. Europa wil geen terrritorium veroveren of vernietigen. We trokken de harde lessen uit ervaringen uit ons eigen verleden. Geen model of geen instelling is echter eeuwig. Ze moeten elke dag en met elke generatie de test van de geschiedenis doorstaan. Dat is het werk van ons allen. Zeker degenen die talent hebben en verantwoordelijkheid dragen, moeten zich daar ten volle van bewust zijn. Daarom zijn ook onze twee laureaten rolmodellen voor hun studenten en voor velen buiten hun auditoria. Terecht zullen zij zeggen dat dit ook een beloning is voor de mensen van hun team. En dat is ook zo.

Nous vivons dans un monde où l’espoir est plus que jamais nécessaire. Nous espérons tous plus d’espoir. La perspective que la science puisse soulager ou changer le sort des patients est un tel signe d’espoir. Elle donne également tout son sens au travail du Prix Francqui-Collen.

L’espoir et le sens ne naissent que de l’engagement envers les autres.

En ces temps troublés que nous traversons, nous devons rester fidèles à l’amour de la vérité. La vérité est en danger. La manipulation et la tromperie gagnent du terrain. Parallèlement, nous devons continuer à chérir l’amour pour nos frères et soeurs humains.

Si nous restons attachés à ces deux valeurs, nous resterons sur la bonne voie.