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Fondation
Francqui-Stichting |
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Curriculum Vitae - Verslag van de Jury - Toespraken
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Geboren te Namen op 1 juli 1923 Universitair diploma :
Licenciaat in de scheikundige wetenschappen, Katholieke Universiteit te
Leuven, 1945. Funkties : Gewoon Professor aan de Fakulteit der Landbouwwetenschappen en der Toegepaste Wetenschappen van de Katholieke Universiteit te Leuven : algemene fysische scheikunde, vlaktechemie en analytische scheikunde. Curriculum vitae :
Assistent aan de Afdeling Agrologie van het N.I.L.C.O., te Yangambi,
1946-1949. Wetenschappelijke onderscheidingen :
Prijs A. Wetrems, 1949. * * * Verslag van de Jury (1 april 1967) Overwegende de oorspronkelijkheid van het werk van Professor FRIPIAT die, uitgaande van de studie van een zo complex materiaal als dat van de bodem, erin geslaagd is, dank zij de zeer nauwkeurige oppuntstellingen van de fysikochemische technieken, op de voorgrond te stellen de fundamentele processussen betreffende de vlaktefenomenen, overwegende dat hij dienaangaande zeer belangrijke nazoekingen heeft ingeleid, te dezer gelegenheid een ploeg van jonge navorsers heeft kunnen creëren en hen geholpen heeft zich een geestetoestand eigen te maken die aan deze ploeg het kenmerk verleent van een school, overwegende dat de aktiviteiten van betrokken ploeg en de belangrijkheid an haar zowel praktische als fundamentele resultaten hem een internationale faam hebben verworven, besluit de Francqui-Prijs 1967 toe te kennen aan de heer José FRIPIAT, Professor aan de Fakulteit der Landbouwwetenschappen van de Katholieke Universiteit te Leuven. de internationaal jury waartoe behoren :
Professor M. Roy en verder
Professor E. Amaldi
Professor Cl. Bloch
Professor J.D.
Dunitz
Professor R. Fortet
Professor B.
Gregory
Professor S. Henin
Professor H.M.
Powell
Professor E.
Schatzman
Professor A.C.
Schuffelen
Professor E.
Stiefel
Professor G. Temple * * *
Toespraak van de Heer
Jean Willems Sire, Au nom du Conseil d'administration j'exprime au Roi notre respectueuse et profonde reconnaissance pour l'honneur que par Son Auguste présence Il daigne faire, à nouveau, à notre Fondation, à l'occasion de la remise du Prix Francqui à l'un des nôtres dont l'oeuvre scientifique est hautement méritoire. Le Prix est réservé cette année à un chercheur dont les travaux ressortissent aux sciences mathématiques, physiques, chimiques. Ce jeune savant est M. José FRIPIAT, proclamé Docteur en Sciences chimiques en 1949; nommé chargé de cours en 1955 et accédant à l'ordinariat en 1959 à l'Université Catholique de Louvain. Les recherches du Professeur FRIPIAT l'ont conduit à préciser les conditions d'emploi de méthodes physico-chimiques délicates et leurs résultats ont été l'objet de nombreuses applications tant dans le domaine agronomique que dans le domaine industriel. * * * Toespraak van Professor José Fripiat Sire, Arrivé à ce palier de ma carrière scientifique, j'ai conscience que c'est un grand mais redoutable honneur que de recevoir des mains de Votre Majesté, la haute distinction qu'un Jury composé de savants éminents vient de m'octroyer. Sire, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, En ce moment inoubliable de ma vie, les souvenirs se pressent dans ma mémoire. Celui des maîtres qui m'ont formé : le sourire souvent ironique et l'intuition expérimentale du Professeur Walter Mund : l'implacable exactitude et l'élégance dépouillée d'une démonstration menée par le Professeur Charles Manneback, l'hommage quasi charnel rendu à la beauté de la nature par le Professeur Jean Lebrun. Et puis viennent les années de labeur : d'abord au Congo, en bordure de ce district du Haut-Uele où Emile Francqui s'était illustré cinquante ans auparavant, puis à Louvain, sous le signe de cette Vierge dont le nom se dit en latin. Les expériences inlassablement reprises, les idées qui fuient capricieusement et, de temps à autre, une petite lumière, une flamme vacillante qu'il faut protéger avant que les objections ne la soufflent : en bref, le lot de tous les chercheurs, mais en plus une très grande chance. Tout au long de cette carrière, j'ai en effet rencontré l'appui le plus large sur le plan matériel et moral de ceux que la providence m'a donné comme Supérieurs. L'Université de Louvain m'a témoigné très tôt sa sollicitude en me confiant une chaire et en m'entourant d'une jeunesse enthousiaste, les autorités de l'I.N.E.A.C. (avant 1960) et du Musée Royal de l'Afrique Centrale (après cette date) ont soutenu fidèlement et efficacement mes travaux et m'ont confié de précieux collaborateurs. C'est à tous ceux que j'ai évoqués nommément ou collectivement en citant leur institution, que je voudrais faire hommage du prestige qui s'attache à ce Prix Francqui. Sans eux, rien n'aurait été possible. Mais je dois évoquer aussi de façon toute particulière la joie et la fierté de mes parents, de mon père notamment, dont la vie tout entière consacrée à des recherches dans le domaine de la sécurité minière a constitué pour moi l'exemple le plus noble et le plus proche de la probité scientifique. L'honneur qui m'échoit aujourd'hui ne va pas sans impliquer de nouveaux devoirs. En couronnant des recherches qui se sont développées dans le domaine de la chimie de surface, le Jury m'a invité implicitement à redoubler d'efforts, j'en ai parfaitement conscience. Il convient que les travaux futurs contribuent à faire de cette discipline non seulement une branche vigoureuse, solidement insérée sur le tronc commun de la physique et de la chimie, mais aussi un élément de progrès des techniques utiles à l'homme. Clef de voûte de la science du sol, la chimie de surface peut contribuer notamment à résoudre les problèmes de la productivité des terres, soucis majeurs de l'humanité qui iront en s'amplifiant ans les décennies futures. Le domaine scientifique fort jeune encore qui est le mien, forme un des ponts jetés entre les sciences naturelles et les sciences exactes. Il est fermement arc-bouté à ces dernières. La haute distinction qui m'échoit récompense en même temps tous ceux qui ont collaboré à l'édifice comme tous les chercheurs qui se sont aventurés sur ce qui n'était au début qu'une fragile passerelle. Sire, Lorsque, après cette émouvante cérémonie, je regagnerai mon laboratoire, investi de l'honneur qu'il a plu à Votre Majesté de me faire, je me tournerai vers mes collaborateurs pour les inviter à reprendre avec une ferveur accrue notre tâche commune. Pourrais-je leur proposer une aventure plus extraordianaire que celle que nous tous, artisans de la vérité et du concret, vivons dans nos laboratoires. Dans ces laboratoires où nous nous efforçons de mesurer et de percevoir les mécanismes moléculaires les plus secrets grâce aux techniques remarquables que nous devons à nos physiciens : dans ces laboratoires où nous participons de façon continue à l'évolution de l'univers ; dans ces laboratoires, que Louis Pasteur appelait déjà les temples de l'avenir. Certes les tâches y sont immenses et les difficultés ne sont uniquement d'ordre scientifique. Cependant, revêtu de la confiance des éminentes personalités qui m'entourent, de l'amitié active de mes collègues et de l'appui des distingués dirigeants de cette illustre maison j'envisage avec la plus grande confiance la nouveau départ auquel me convie, par Votre intermédiaire, l'illustre fondateur du Prix Francqui. * * *
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