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Fondation
Francqui-Stichting |
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Curriculum Vitae - Rapport du Jury - Discours
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Né à Ganshoren, le 8 juillet 1930 Diplôme Universitaire :
Docteur en sciences (physiques),
Université Catholique de Louvain, 1955.
Professeur ordinaire à l'Université
Catholique de Louvain : physique nucléaire expérimentale.
Boursier IRSIA, 1953-1955. * * * Rapport du Jury (28 avril 1973) Considérant l'originalité, l'élégance, la précision, la rigueur et l'esprit critique qu'il a développés dans ses travaux, notamment dans le domaine des interactions faibles, considérant le rayonnement qu'exerce dans ce domaine l'Ecole de Louvain qu'à son initiative il a portée à un très haut niveau international, considérant l'influence de ses recherches tant à l'étranger qu'en Belgique, décide de conférer le Prix Francqui 1973 à Monsieur Pierre Macq, Professeur à la Faculté des sciences de l'Université Catholique de Louvain. Jury international dans lequel siégeaient :
Le Professeur Wilhelm
Groth
Le Professeur Torleif
Ericson
Le Professeur René
Freymann
Le Professeur John
Hubbard
Le Professeur Jacob
Kistemaker
Le Professeur Peter
Mazur
Le Professeur Lucjan
Sobczyk
Le Professeur Jean
Teillac
Le Professeur Cornelis
Van Heerden
Le Professeur Ewald
Wicke * * *
Discours
de Monsieur Robert Gruslin Sire, Cette cérémonie à laquelle préside traditionnellement Votre Majesté, revêt toute sa valeur par la présence du Roi et que la Reine vous accompagne ajourd'hui nous comble. Madame, Le privilège m'échoit d'être l'interprète de cette assemblée pour vous prier d'agréer l'hommage de ses respectueux sentiments.
Sire, Madam, Le Prix Francqui était réservé cette année au Groupe des sciences mathématiques, physiques, chimiques. Un Jury dans lequel siègeaient les personnalités les plus éminentes, a proposé le 28 avril dernier d'attribuer le Prix au Professeur Pierre MACQ. Au nom du Conseil d'Administration, je suis heureux de féliciter de tout coeur le Lauréat. Je n'essaierai pas ici d'établir le palmarès des nombreuses distinctions reconnues au Professeur MACQ, âgé de 43 ans et qui a déjà réalisé une carrière des plus fécondes. Docteur en sciences en 1955, il est appelé à une charge de cours comme Maître de conférences en 1956, chargé de recherches à Berkeley en 1958, Chercheur à Saclay, Visiting consultant au C.E.R.N. en 1963, M. MACQ est depuis 1962 Professeur ordinaire à l'Université Catholique de Louvain et comme tel chargé de la direction de la Physique des Basses Energies. Depuis 1971, il est Président du Comité de gestion du Cyclotron de Louvain-La-Neuve. C'est en reconnaissance de ces émintes contributions à la science - spécialement dans le domaine des interactions faibles - que le Professeur MACQ est aujourd'hui Lauréat du Prix Francqui. Avec l'autorisation du Roi, je donnerai lecture du diplôme qui va lui être remis par Sa Majesté. Le Conseil d'Administration de la Fondation Francqui siégeant à Bruxelles le 2 mai 1973, Entendu le Jury chargé de lui faire rapport, décide de conférer le Prix Francqui 1973 à Monsieur Pierre MACQ, Professeur à la Faculté des Sciences de l'Université Catholique de Louvain. * * * Discours du Professeur Pierre Macq Sire, Madame, C'est avec joie et émotion que je viens modestement recevoir des mains du Roi, en présence de la Reine, la haute distinction qu'est pour le monde scientifique belge le Prix Francqui. Au nom de mes collègues physiciens nucléaires du pays tout entier, je tiens à remercier Leurs Majestés pour l'intérêt qu'Elles témoignent à la recherche fondamentale, élément essentiel de notre culture. Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, Il est des moments de la vie où l'on se doit d'exprimer brièvement ce que l'on sent dans le coeur, ce que l'on connaît en pensée. On est alors un peu dans l'état du mélomane qui voudrait faire passer dans une sonate l'évènement qu'il vit tout en n'ayant qu'une connaissance fragmentaire du solfège. Partant de ce lieu où nous sommes réunis, la Rue d'Egmont, qu'il nous soit permis d'exprimer notre gratitude aux responsables des Institutions qui y sont abritées, gratitude pour le climat d'accueil qu'y ont trouvé tant de chercheurs, gratitude pour les orientations de politique scientifique qui y ont tracées discrètement - on planifie mal ce qui est encore à décourvrir - gratitude enfin pour les encouragements soutenus qu'équipes et chercheurs isolés y ont puisé.
Je ne puis manquer d'évoquer en ce
jour quelques hommes pari tous ceux qui, à des titres divers, m'ont
formé, encouragé et soutenu dans l'accomplissement d'une tâche jugée
digne d'une si haute distinction. Cet honneur se reporte en tout
premier lieu sur Monsieur le Professeur Je tiens à associer à cet hommage public de reconnaissance ceux et celles - je citerai mes parents, mon épouse - qui n'apparaissent qu'en filigrane dans l'accomplissement du travail d'un enseignant, d'un chercheur mais sont en réalité la trame de la totalité de notre existence. On parle beaucoup de la science et même d'anti-science; elle fait l'objet de débats économiques, politiques et sociaux. Ne serait-il pas temps de justifier la recherche fondamentale - et je pense ici plus spécialement à la physique - en dehors du contexte de l'après guerre qui en a exagéré démesurément les aspects de rentabilité, de prestige, de concurrence, de défense nationale ? Certes, il est intéressant de peser les apports respectifs de la recherche fondamentale et de la recherche appliquée dans les innovations, dans notre mode de vie ; suivant les analyses on passe d'un rapport de 0.3 à 70% ! On peut aussi évaluer la contribution de la recherche fondamentale créatrice de connaissance nouvelles utilisatrice d'outils de haute technicité et de méthodes originales au développement de la technologie et cela en fonction de la proximité géographique de l'une et de l'autre. Recherche et enseignement supérieur sont indissolublement liés ; on est donc en droit de présenter la recherche comme instrument de production de diplômés.
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