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Fondation Francqui-Stichting |
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Remise
solennelle du Prix Francqui Curriculum Vitae - Rapport du Jury - Discours Curriculum Vitae (07/08/1904 - 11/04/1995) Né à Saint-Gilles (Bruxelles), le 7 août 1904 Diplômes Universitaires :
Docteur en sciences zoologiques,
Université Libre de Bruxelles, 1927 Fonctions : Professeur ordinaire à la Faculté des Sciences de l'Université Libre de Bruxelles : physiologie animale générale et comparée Curriculum vitae :
Assistant à l'Université Libre de
Bruxelles, 1927-1934 Distinctions scientifiques :
Prix A. De Potter, 1931 * * * Rapport du Jury (24 avril 1954) Considérant l'originalité et l'importance fondamentale de l'oeuvre de Monsieur Raymond JEENER dans un domaine de la biologie vers lequel convergent les efforts des physiologistes, des biochimistes, des généticiens et des cytologistes, décide de conférer le Prix Francqui 1954 à Monsieur le Professeur Raymond JEENER. Jury international dans lequel siégeaient :
Le Professeur E.
Terroine
Le Professeur F.
Dickens
Le Professeur B.
Ephrussi
Le Professeur M.
Florking
Le Professeur P.B.
Medawar
Le Professeur G.
Vandebroek * * * Discours du Baron Holvoet, Président de la Fondation Francqui Au nom de la Fondation Francqui, j'exprime au Roi notre profonde reconnaissance : en daignant consentir, cette année encore, à remettre le prix annuel de notre Fondation, Votre Majesté nous donne un précieux encouragement et souligne une nouvelle fois l'intérêt vital de la recherche scientifique. Le Prix a été attribué, cette année, au Professeur Raymond JEENER. Son oeuvre est de celles qui commandent le respect, car elle inspire de lapure recherche scientifique toute de modestie et de désintéressement. Partant de l'anatomie des invertébrés, il a patiemment pénétré dans l'intimité des phénomènes de la biologie fonctionnelle; ses sujets d'étude sont les polychètes, les oiseaux, les poissons, les batraciens, les mollusques. La liste de ses publications est impressionnante, et ses travaux constituent un apport précieux aux sciences médicales et naturelles, apport qui s'est répercuté bien au delà de nos frontières. Le jury, qui comprenait quatre professeurs étrangers sur six, a rendu un vibrant hommage à son sens de l'expérimentation et à l'originalité de ses méthodes. Le Professeur JEENER a ainsi largement contribué au renom de notre Payx à l'étranger. S'il plaît au Roi, notre collègue, Mr. Willems, Directeur de la Fondation, va donner lecture du diplôme * * * Discours du Professeur Raymond Jeener Sire,
Messieurs les Membres du Conseil
d'Administration de la Fondation Francqui, Recevoir des mains du Roi le prix attribué par la Fondation Francqui est pour un travailleur scientifique belge un honneur dont il apprécie au plus haut point l'importance. Cet événement marque dans sa vie une étape essentielle. Il lui apporte bien plus qu'une grande fierté. La vie de tout chercheur de notre temps est faite d'une longue anxiété coupée de temps en temps par le joie de voir un travail achevé par lui s'insinuer dans l'immense fleuve de la production scientifique moderne. Cette joie est souvent de courte durée : si le travail publié est bon, il surnagera quelques mois, puis disparaîtra à jamais, noyé dans le flot des travaux qui le complètent, l'exploitent ou l'anéantissent. Après beaucoup d'expériences de ce genre, le travailleur scientifique, arrivé à l'âge de la maturité, se demande avec effroi où sont les résultats de son travail. C'est précisément ce moment que choisit la Fondation Francqui pour lui servir de conscience, grouper quelques hommes éminents qui examinent avec la plus haute impartialité ses travaux, le rassurent, lui insufflent un nouveau courage et donnent un sens au reste de sa vie. Ce bonheur m'est arrivé; je remercie la Fondation Francqui d'avoir aussi bien compris ce qu'elle pouvait faire de mieux pour nous aider, mes collègues et moi; je remercie l'e Roi de donner tout son sens à la cérémonie d'aujourd'hui en l'honorant de Sa présence. Sire, Messieurs, mes chers Collègues, Si j'ai l'honneur de me trouver à cette place aujoud'hui, je le dois à l'aide constante que m'ont apportée les grandes Institutions scientifiques de mon pays : l'Université de Bruxelles tout d'abord qui m'a pris tout jeune sous son aile, le Fonds National dont j'ai été asocié, le Centre National de Biologie physico-chimique et l'Institut des Sciences nucléaires auxquels je dois l'équipement de mon laboratoire. J'adresse à toutes l'expression de ma reconnaissance pour la confiance dont elles ont témoigné à mon égard et l'assurance de mon total dévouement à leur oeuvre. Qu'il me soit permis de terminer sur une note plus personnelle. J'ai eu la grande joie de subir au cours de ma vie l'influence de deux maîtres éminents. Le premier, Auguste Lameere, m'a appris le principe essentiel de mon métier : faire soigneusement des choses amusantes, et seulement celles-là. Le second a été pour moi un maître d'unt type moins classique encore. Mon cadet de plusieurs années, entré après moi dans la carrière scientifique, il m'a généreusement révélé un second secret : celui qu'il est certes indispensable de s'amuser dans son laboratoire, mais de préférence en s'intéressant à l'étude de phénomènes fondamentaux. M'entraînant à ses côtés dans la brillante voie de recherche qu'il avait su ouvrir très jeune, il m'a amené fraternellement, épaule contre épaule, jusuqu'à la dure épreuve qu'organise le Fondation Francqui. Mes Collègues ici présents savent que ce maître est mon excellent ami Jean Brachet auquel je tenais à exprimer ma profonde reconnaissance pour les longues années de bonheur que j'ai connues auprès de lui. * * * |
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